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Se rétablir
dune maladie mentale

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Lectures et ressources suggérées
Aussi à consulter :
Remarque : Cette brochure fournit uniquement des renseignements
médicaux dordre général. Si vous
avez besoin dune consultation médicale, vous
devriez voir un médecin ou un professionnel de la santé.
La « maladie mentale » est encore perçue
comme une maladie incurable qui nous suit toute notre vie.
Depuis une trentaine dannées, pourtant, de plus
en plus détudes confirment quil est possible
de se remettre complètement dun trouble mental
grave et chronique comme la dépression, lanxiété,
les sautes dhumeur et les hallucinations, grâce
au soutien et aux bons soins des personnes de son entourage.
Par rétablissement, on entend généralement
la capacité de travailler ou détudier,
dentretenir des relations interpersonnelles et de vivre
de façon autonome et sans symptômes.

Dans le cadre de plusieurs études menées avec
dautres chercheurs, la Dre Courtenay Harding, psychiatre
et professeure, a constaté quune proportion allant
jusquà 68 p. 100 de patients se sentaient beaucoup
mieux ou se rétablissaient complètement de la
« schizophrénie chronique », maladie mentale
la plus grave. En 1980, lOrganisation mondiale de la
santé concluait que les habitants des pays «
en développement » se rétablissaient plus
rapidement que les habitants des pays bien pourvus en hôpitaux
et en médicaments.7
Ainsi, les gens peuvent surmonter un trouble mental sils
disposent de temps et de soutien social, et ce, même
sans traitement psychiatrique. La Dre Harding prétend
dailleurs que les réseaux de traitement ne parviennent
pas encore à guérir les patients, mais peuvent
aider à éliminer les obstacles qui nuisent aux
mécanismes de guérison naturelle.3
Au cours des dernières années, certains clients
du système de santé ont mis sur pied des services
autogérés de santé mentale. De leur côté,
les professionnels adoptent désormais une approche
thérapeutique « axée sur les clients »
et destinée à les « habiliter »
davantage. Selon William Anthony, Ph.D., le fait de viser
le rétablissement en santé mentale pourrait
éventuellement révolutionner le domaine.1
Le hic, cest que les manuels diagnostiques continuent
daffirmer que la guérison naturelle dune
maladie mentale, en particulier la schizophrénie, demeure
pratiquement impossible. Bien que ladministration de
médicaments arrive à soulager certains symptômes,
les patients sont souvent incités à diminuer
leurs attentes et à accepter le fait quils ne
pourront peut-être plus travailler ou entretenir de
bonnes relations interpersonnelles. De plus, lisolement
et les préjugés associés à la
maladie mentale risquent dentraîner diverses formes
de discrimination et de violence.
Recovery
Without Treatment: NY Times
La plupart des gens croient que la schizophrénie est
une maladie héréditaire incurable même
si la guérison est possible. En fait, les chercheurs
nont pas encore découvert les marqueurs biologiques
ni les gènes associés à la schizophrénie.
Les jumeaux identiques, qui ont le même bagage génétique,
ne développent tous les deux la maladie que dans 50
p. 100 des cas.
On prétend également que les personnes atteintes
de troubles mentaux courent un risque élevé
de les transmettre à leur descendance. Lors dune
étude nationale effectuée en Finlande, le chercheur
Karl-Erik Wahlberg a observé que les enfants de parents
schizophrènes ne développaient pas la maladie
lorsquils étaient adoptés par une famille
daccueil aimante.9 Malgré le
rôle important joué par lhérédité,
il semble donc que lenvironnement ait une influence
beaucoup plus marquante que l'on croyait.
Recovery in the Mainstream: US News
Étant donné limportance cruciale de lenvironnement,
quels facteurs aident une personne à se rétablir
? Un ami ou un bénévole empathique qui lécoute
sans porter de jugement et lencourage durant les moments
difficiles savère parfois plus utile quun
professionnel qualifié. Daprès les conclusions
de létude du Dr Loren Mosher (actuellement répétée
en Suisse, en Suède et en Allemagne), des sujets habitant
de petites maisons dhébergement à prix
abordable ont réussi à atténuer leurs
symptômes psychotiques en six semaines seulement, sans
laide dintervenants spécialisés
ni de médicaments.6
Après deux ans dans une maison dhébergement,
58 p. 100 dentre eux vivaient de manière autonome
(contre 33 p. 100 de patients hospitalisés) et 32 p.
100 occupaient un poste à temps plein, à un
échelon hiérarchique supérieur aux emplois
des sujets hospitalisés.
Un diagnostic de maladie mentale grave et chronique na
pas à hypothéquer toute votre vie. En fait,
les chances de se rétablir sont très élevées
lorsque lon croit en ses capacités et que lon
peut compter sur laide et la confiance dun proche.
Non seulement le rétablissement est-il possible, il
est de plus en plus populaire.

Lectures et ressources suggérées
Recovery
Without Treatment: NY Times
Recovery
in the Mainstream: US News
1. ANTHONY, W.A. « A recovery-oriented service system:
Setting some system level standards », Psychiatric Rehabilitation
Journal, 2000, vol. 24, n° 2, p. 159-168.
2. BASSMAN, R. « Overcoming the impossible:
My journey through schizophrenia », Psychology Today,
2001, vol. 34, n° 1, p. 34-40.
3. HARDING, C.M., G.W. Brooks, A. Takamaru,
J.S. Strauss et A. Breier. « The Vermont longitudinal
study of persons with severe mental illness, I: Methodology,
study sample, and overall status 32 years later », American
Journal of Psychiatry, 1987b, vol. 144, n° 6, p. 718-726.
4. HARDING, C.M., J. Zubin et J.S. Strauss.
« Chronicity in schizophrenia: Fact, partial fact, or
artifact? », Hospital and Community Psychiatry, 1987a,
vol. 38, n° 5, p. 477-486.
5. « New York moves toward recovery
model with RFP release for special-needs plans », Mental
Health Weekly, Manisses Communications Group, 26 juillet 1999.
6. MOSHER, L.R., R. Vallone et A. Menn. «
The treatment of acute psychosis without neuroleptics: Six
weeks psychopathology outcome data from the Soteria Project
», International Journal of Social Psychiatry, 1995,
vol. 41, n° 3, p. 157-173.
7. ORGANISATION MONDIALE DE LA SANTÉ.
Schizophrenia: An international follow-up study, New York,
John Wiley & Sons, 1979.
8. DE GIROLAMO, D. « World Health Organization
Studies on Schizophrenia: An overview of their results and
their implications for an understanding of the disorder »,
The Psychotherapy Patient, 1995, vol. 9, p. 213-231.
9. WAHLBERG, K.E., L.C. Wynne, H. Oja, P.
Keskitalo et coll. « Gene-environment interaction in
vulnerability to schizophrenia: Findings from the Finnish
Family Study of Schizophrenia », American Journal of
Psychiatry, 1997, vol. 154, n° 3, p. 355-362.
Aussi à consulter :
The National Empowerment Center
599 Canal Street, Lawrence, MA 01840 USA
De lextérieur des États-Unis : 1 978 685-1518;
téléc. : 1 978 694-9117
Site Web : http://www.power2u.org/
Safe Harbour: Alternative Mental Health On-line
Site Web : http://www.AlternativeMentalHealth.com/
Courriel : safeharborproj@aol.com
Alaska Mental Health Consumer Web: Recovery Stories
Site Web : http://akmhcweb.org/recovery/rec.htm
Recovery Tools
Site Web : http://www.recoverytools.org/bibliography.html
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